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Vieillissement, mobilité réduite ou handicap : adapter son logement pour préserver son autonomie

Adapter son logement pour préserver son autonomie concerne une bonne partie de la population en France : les seniors qui ont plus de 60 ans, les personnes qui sont touchées de près ou de loin par un handicap, et enfin toutes celles qui sont en situation de mobilité réduite, souvent temporaire, par exemple les femmes enceintes, avec de jeunes enfants, ou les blessés. Au total, cela représente plus du tiers des Français. Leurs besoins ne sont pas les mêmes, mais le principe reste identique : considérer son habitat, intérieur et extérieur, avec un œil nouveau et l’aménager de façon fonctionnelle et sécurisante pour pouvoir vivre bien chez soi et assurer un maintien à domicile sur le long terme. Examinons ce qui est faisable, notamment pour les personnes ayant un handicap spécifique ou qui sont dans un âge avancé, pour qui emprunter un escalier, se déplacer le jour ou la nuit ou prendre une douche est plus risqué.  On fera le tour de chaque pièce, la cuisine et la salle de bains en particulier, et des aménagements plus pointus à mener en fonction de sa situation personnelle.

Les spécificités du logement selon sa condition physique

L’adaptation d’un logement varie selon qui l’occupe : une personne âgée valide n’a évidemment pas les mêmes besoins qu’une autre qui vit en fauteuil roulant. Notons que la plupart des seniors n’auront jamais à se déplacer en fauteuil ; acquérir un confort suffisant pour vivre et se déplacer chez soi ne demandera pas les mêmes travaux que s’il fallait restructurer le logement chez une personne qui présente un handicap physique.

 

Les normes d’adaptation des logements sont établies pour ces personnes qui circulent en fauteuil car celles-ci sont vraiment gênées si elles vivent dans un habitat non conçu spécialement ; la hauteur du plan de travail dans la cuisine, ou la largeur minimale des portes, font par exemple l’objet de critères précis. Cela ne signifie pas que tous les seniors, et toutes les personnes à mobilité réduite doivent suivre l’ensemble de ces règles. Il s’agit plutôt d’un guide de confort chez soi, dont on s’inspirera pour déterminer ce qui convient à chacun, en fonction de sa condition physique et de ses moyens financiers.

Les spécificités du logement accessible aux fauteuils roulants

La possibilité de déplacements sécurisés sans heurt est essentielle et pour cela les pièces techniques (cuisine, salle de bains, toilettes) seront proportionnellement plus larges que dans les logements classiques, pour faire en sorte qu’un fauteuil roulant puisse facilement pivoter (la surface giratoire est de 1,5 m de diamètre). Les portes doivent faire au moins 80 cm de large, les marches et seuils sont à prohiber, les éventuelles rampes ne peuvent pas être de plus de 5 % ou être relativement courtes.

 

D’une façon générale, les personnes en fauteuil roulant peuvent difficilement attraper les objets en hauteur, ou les ramasser quand ils sont par terre. La position des éléments, notamment les placards de la cuisine ou ceux de la chambre, sera donc une des premières choses à considérer. Il est aisé de se représenter ce que serait son logement une fois adapté : il suffit de s’installer dans chaque pièce assis sur une chaise (sachant qu’un fauteuil roulant est un peu plus haut qu’une chaise classique), y compris devant son four, son lavabo ou ses armoires pleines de vêtements. On comprend instantanément qu’il faudra tout déplacer.

Les spécificités du logement accessible aux personnes valides

Préserver son autonomie dans son logement, c’est s’y mouvoir confortablement et en toute sécurité. Pour cela, on dégagera tout ce qui gêne la circulation sur le sol : pas de chaussures qui trainent, ni de rallonges électriques ni d’objets posés au hasard. Les déplacements pourraient constituer des moments d’instabilité si l’on est troublé par quelque chose d’inhabituel et que l’on doit redoubler son attention. Si on perdait l’équilibre, il faudrait pouvoir se raccrocher : les barres de sécurité vont jouer un rôle important, de même que les surfaces au sol parfaitement planes, qui suppriment l’occasion de trébucher.

L’adaptation du logement pièce par pièce

La cuisine

La cuisine est la pièce centrale de la maison, celle qui symbolise le mieux le foyer, où l’on prépare les repas, mange, converse et effectue de multiples petites activités. Comme on l’utilise beaucoup, elle s’use rapidement, autant les rangements que les appareils ou les sols. On choisira donc des matériaux durables et faciles à entretenir, et on prendra le temps de décorer cet espace à son goût pour conserver le plaisir de cuisiner, pour soi et pour les autres.

L’agencement global idéal est une cuisine ouverte sur le séjour pour éviter les déplacements inutiles, suffisamment spacieuse pour manœuvrer un fauteuil roulant, mais relativement compacte pour ne pas avoir à porter les ustensiles ou les plats d’un bout à l’autre de la pièce. On tâchera de mettre à profit le concept de « triangle d’activités », qui relie le stockage (réfrigérateur et provisions), le lavage (évier et lave-vaisselle) et la cuisson (plaques et four) par des zones de préparation.

Tout doit y être accessible en fauteuil roulant : les plans de préparation et de cuisson, l’évier, les placards et tiroirs et bien sûr l’électro-ménager. Prudence : comme on réagit plus lentement assis que débout, il est important de se protéger des brûlures et coupures en plaçant une protection sur ses genoux. De même, on évitera de porter les casseroles et les plats, mais on les fera glisser sur un plan de travail résistant à la chaleur.

Pour leur confort, de nombreux paramètres doivent être pris en compte par les personnes à mobilité réduite :

  • le sol : facilement lavable et antidérapant (ni trop glissant, ni trop rugueux). l’éclairage : performant mais pas éblouissant, concentré sur des zones de travail précises.
  • l’électro-ménager : surélevé lorsqu’il s’agit du réfrigérateur et du lave-vaisselle, dont on choisira les versions à tiroirs si on en a les moyens. Le four sera aussi à bonne hauteur, équipé d’une planche rétractable sur laquelle poser les plats chauds. Quant à la hotte, penser à l’actionner avec une télécommande.
  • les rangements du haut : au-delà de 1,3m de haut, les personnes en fauteuil ne peuvent rien attraper ; les surfaces utiles seront donc fixées plus bas que la normale, ou alors placées sur des vérins pour être facilement montées et descendues. Ce système est sensiblement plus coûteux, mais très utile lorsque plusieurs personnes de taille différente vivent ensemble.
  • les rangements du bas : mieux vaut garder le maximum de place libre pour y glisser ses jambes, en particulier sous l’évier (large mais peu profond, avec les robinets faciles à utiliser, fixés sur le côté et non plus au fond) et sous le plan de travail. Mais on peut aussi utiliser des meubles à tiroirs sur roulettes, aisés à déplacer.
  • le plan de travail : la hauteur habituelle lorsque l’on cuisine assis est de 75 cm pour le bord inférieur, soit 15 centimètres de moins que si l’on est debout. On peut opter soit pour un plan fixe, qui inclue l’évier et la table de cuisson, soit pour un plan mobile en hauteur, actionné manuellement ou par commande électrique, qui permette à plusieurs personnes de l’utiliser.
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La salle de bains

La salle de bains constitue souvent l’espace qui gagne le plus à être transformé pour améliorer le confort du logement.

D’abord parce qu’elle vieillit vite, notamment à cause de l’humidité, des normes de construction et des tendances à la mode chez les designers : c’est l’espace de l’hygiène mais aussi de la beauté et ces derniers n’hésiterons pas nous suggérer qu’une belle salle de bains peut nous rendre plus beau.

Ensuite, car ses occupants avancent aussi en âge : on n’arrive plus à enjamber sa baignoire, ni à rentrer dans sa douche minuscule. On peut être tenté d’utiliser moins sa salle de bains, alors que justement s’occuper de son corps permet de se sentir mieux. Rénover les pièces d’eau donne alors un vrai coup de boost au logement et à son occupant.

 

Une autre amélioration sensible du bien être chez soi est de créer une salle de bains au rez-de-chaussée pour ceux qui habitent dans une maison, sans avoir à emprunter les escaliers. Après une chute ou un accident, se retrouver du jour au lendemain sans pouvoir se laver est une expérience désagréable. Anticiper sur ce projet, même si on n’est ni âgé ni handicapé, portera toujours ses fruits.

 

Transformer la baignoire en douche à l’italienne, lorsque c’est possible, constitue un plus considérable. Cette douche comprend :

  • un siège abaissable,
  • des barres de sécurité placées à bonne hauteur,
  • un étagère fixée au mur,
  • un porte serviette tout proche,
  • et surtout un accès totalement plat, s’il est possible de déplacer les canalisations pour cet effet, ou alors avec une marche la plus basse possible.
  • un système de contrôle de la température de l’eau,

Le sol idéal présentera donc un dénivelé de maximum 2% pour permettre l‘évacuation d’eau, sans rebord à franchir pour entrer. Comme pour la cuisine, les normes d’utilisation pour un fauteuil roulant comprennent une aire de rotation, hors débattement de porte, de 1,50 m de diamètre. S’y ajoutent :

  • un système de ventilation performant,
  • un WC surélevé et accompagné de barres d’appui,
  • un lavabo utilisable en fauteuil, sans placard au-dessous, équipé d’une robinetterie similaire à celle de la cuisine : avec mitigeur, voire un détecteur de mouvement. Le siphon sera déporté près du mur pour laisser la place aux jambes.

La chambre

La chambre est le lieu à la fois du repos et de la vie privée. Le maintien à domicile souhaité par beaucoup de personnes âgées nécessite l’accueil chez soi de plus en plus de monde au fur et à mesure des années : famille, aidants d’une façon générale, dont des aides-soignants, infirmiers, médecins. La chambre, qui est le refuge et le lieu de l’intime, peut paradoxalement se doubler en lieu social, de visite. Cela suppose de l’entretenir soigneusement, d’abord pour le confort de la personne qui l’occupe, et aussi pour mettre à l’aise l’entourage et le personnel afin qu’ils puissent travailler dans les conditions les plus agréables possibles.

 

Les normes de construction d’une chambre accessible précisent l’espace disponible autour du lit, de façon à se déplacer facilement en fauteuil :

  • un espace libre d’au moins 1,50 m de diamètre,
  • un passage d’au moins 0,90 m sur les deux grands côtés du lit,
  • un passage d’au moins 1,20 m sur le petit côté libre du lit.

En plus de cet espace de déplacement, on doit disposer d’un mobilier approprié :

  • Le lit (de préférence électrisé, pour choisir l’angle d’inclinaison le plus confortable) est le meuble le plus important que possède une personne âgée. Le matelas idéal est mousse à mémoire de forme, dite « visco-élastique », qui se conforme aux courbes du corps et réduit les tensions.
  • Le fauteuil, utilisé comme alternative, sera lui aussi électrisé, et toujours débarrassé de vêtements.
  • Les armoires et commodes, dont le contenu a été soigneusement trié pour que l’on retrouve facilement ce dont on a besoin, y compris les aidants, sont faciles à ouvrir et fermer.
  • La ou les tablettes d’appoint ajustables en hauteur et sur roulettes, pour poser ses affaires et si nécessaire prendre ses repas.

Les espaces de circulation, couloirs et escaliers

Éclairage automatique : l’éclairage automatique, qui se déclenche quand on approche et s’éteint ensuite, libère les mains des interrupteurs et permet de se concentrer sur la marche. On peut y ajouter un chemin lumineux, fait de veilleuses, qui guide la personne se rendant aux toilettes pendant la nuit. L’allumage centralisé, qui actionne plusieurs lampes avec un seul bouton, garantie une lumière optimale en minimisant les pas, dans une salle de séjour ou une chambre par exemple.

 

Barres de sécurité : les éléments d’appui, tels que les rampes, les poignées ergonomiques et les barres de maintien, permettent à la fois de conserver sa mobilité en continuant à vivre dans toutes les pièces du logement, et de prévenir les faux pas et les chutes. Elles deviennent progressivement indispensables dans tous les endroits où le corps change de position (assis, debout, couché, en mouvement). Attention : les robinets, distributeurs de papier toilette, radiateurs ou poignées de porte ne sont pas fait pour s’y accrocher. 

 

Monte-escalier : cet appareil commence à se répandre dans les maisons possédant un étage, où il n’est pas possible de créer de chambre et de salle de bains au rez-de-chaussée, ou bien en attendant de le faire. Ils sont bien sécurisés, rapidement installables (en quelques heures seulement pour un escalier droit) et démontables. Remarquons que les « ascensièges » peuvent être actionnés par télécommande, ce qui permet à un aidant de le mettre en mouvement tandis qu’une personne y est assise.

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La préservation de l’autonomie des personnes âgées

Anticiper les besoins quand on arrive à la retraite

25% de la population a plus de 60 ans, un chiffre qui ne cesse de croitre. Dans les années qui entourent l’âge de la retraite, l’adaptation du logement semble concerner davantage ses parents que soi-même : on est encore plus souvent « aidant » que « aidé ». Pourtant, c’est l’âge idéal pour se renseigner, comparer, visiter, et se donner le temps de choisir le lieu où l’on aura intérêt à vivre plus tard, bien situé géographiquement, bien conçu à l’intérieur. Anticiper est la meilleure façon de faire un choix que l’on ne regrettera pas le jour où des problèmes de santé ou de veuvage surviendront. Si l’on pense à déménager, on considérera un logement :

  • sans escalier, avec ascenseur s’il est à l’étage dans un bâtiment collectif,
  • accessible à pied des commerces, services médicaux et transports en commun,
  • clair, bien isolé, pratique, pas trop grand pour être facile à entretenir,
  • avec dès à présent une douche spacieuse et de plain-pied,
  • et un accès dehors (grand balcon, voire un jardin),
  • mais pas trop cher pour pouvoir profiter largement de son temps libre.

Préserver son autonomie jusqu’à 85 ans

Plus de 9% des Français ont plus que 75 ans, et c’est là encore un chiffre qui ne cesse de grossir. D’une part les classes d’âge concernées sont plus nombreuses, et d’autre part les progrès de la médecine et de la prévention (éducation, sport et alimentation) produisent des effets visibles. Mais c’est aussi une période pivot : à 85 ans, les deux-tiers des personnes âgées sont des femmes, dont une sur deux vit seule à son domicile et souhaite y demeurer. Pour être bien chez soi, on aura déjà pensé à :

  • transformer son cadre de vie en adaptant cuisine et salle de bains,
  • sécuriser son logement avec l’éclairage et les éléments d’appuis adéquats,
  • acheter le mobilier indispensable pour son confort,
  • mettre en place des services d’aide ponctuels ou permanents.

Préserver son autonomie jusqu’à 85 ans

Au-delà de 85 ans, seule une personne sur cinq est dépendante. Celles qui sont autonomes ou semi-autonomes et qui souhaitent rester vivre à domicile ont cependant des besoins plus marqués, souvent assurés par la famille : le fait d’avoir un ou plusieurs enfants qui vivent sur place ou tout près favorise logiquement le maintien à domicile des parents. A cette époque, la vie repose moins seulement sur soi : enfants, voisins, aide-ménagère et infirmière forment une équipe accompagnatrice informelle mais souvent présente. La personne délègue une partie de ses pouvoirs à ces aidants qui se retrouvent investis d’une responsabilité, qu’ils soient professionnels ou pas. Pour continuer à bien vivre dans son logement, l’entourage veillera à :

  • respecter la liberté et l’intimité de la personne,
  • l'inciter et l’aider à entretenir ses capacités sociales, physiques et cognitives, même diminuées,
  • apprendre les gestes et les méthodes d’aide si on ne les connait pas,
  • se protéger soi-même si nécessaire de l’épuisement, on organisant son propre répit.

L’adaptation du logement selon son handicap

La notion de « handicap » revêt un large spectre et concerne par exemple un quart de la population active en France, qui vit avec au moins un handicap (souvent deux), léger ou plus important.

Quels sont les besoins d’adaptation en cas de déficience visuelle ?

La baisse de la vue commence parfois très tôt, souvent dans la première partie de la vie, et se poursuit régulièrement. Les seniors très âgés renforcent donc le nombre de personnes souffrant déjà d’une déficience visuelle. Au total de 1,5 millions de personnes sont malvoyantes. Pour les aider, il est possible d’adapter son logement de la façon suivante :

  • maintenir une luminosité uniforme, en supprimant à la fois les zones d’ombres et les zones de lumière crue,
  • diminuer les contrastes créés par les surfaces lisses qui reflètent la lumière du soleil,
  • sortir dehors chaque jour pour bénéficier de la luminosité naturelle, et utiliser une lampe de luminothérapie pendant l’hiver,
  • utiliser des bandes de couleurs différentes pour repérer les espaces de vie,
  • supprimer tout ce qui est inutile dans son logement,
  • utiliser systématiquement des loupes.
  • identifier les objets usuels par de grosses lettres,

Comment préserver son autonomie en cas déficience auditive ?

10 millions de Français auraient des problèmes d’audition en France, dont une bonne partie ne se fait pas suivre médicalement. Après 65 ans, plus des deux tiers des seniors seraient affectés par cette déficience (dont une partie porte un appareil correcteur), qui peut finir par gêner la vie en société et la communication entre individus. Dans son logement, on pourra :

  • renforcer l’isolement phonétique (murs, fenêtres, sols et plafonds) pour ne pas subir les bruits parasites environnants ni ne gêner les voisins,
  • supprimer des cloisons pour mieux percevoir ce qui se passe chez soi,
  • multiplier les sources sonores (sonnettes, alarmes),
  • les doubler de signalements visuels et vibratoires,
  • utiliser une boucle à induction magnétique : il s’agit d’une fonctionnalité offerte par la plupart des appareils auditifs, qui permet de connecter une source sonore (télévision, téléphone, cinéma, etc.) directement sur son appareil, sans déformer le son. Certains guichets et administrations sont également équipés de ce système, signalé par un pictogramme bleu illustrant une oreille barrée.

Comment adapter son logement quand on a une déficience cognitive ?

Les capacités cognitives sont peu entamées avant le grand âge, et une bonne partie des seniors, s’ils lisent ou pratiquent des jeux de société chaque jour, ne présentent que des déficiences mineures qui n’empêchent pas de rester vivre chez soi. Le manque de concentration ou les trous de mémoire ne signifient pas du tout que l’on est en train de perdre la tête, encore moins que l’on est en train de développer la maladie d’Alzheimer. En cas de confusion fréquente, il est possible de demeurer dans son domicile si :

  • on multiplie les pense-bête, les listes, les endroits clairement identifiés où l’on doit déposer les objets de la vie courante,
  • on vérifie consciencieusement ce que l’on emporte et que l’on rapporte à chaque fois que l’on sort,
  • on peut se servir seul des appareils électroniques habituels,
  • on ne laisse pas l’eau couler, ni le gaz allumé, ni les fenêtres ou la porte d’entrée ouvertes sans une bonne raison.

L’accessibilité quand on est à l’extérieur de son logement

Les personnes âgées ou handicapées ne sont pas les seules à être incommodées dans leurs déplacements : les femmes enceintes et avec de jeunes enfants, les personnes blessées, malades ou encore celles qui transportent des bagages peuvent subir les mauvaises configurations d’un bâtiment. Pour ces personnes à mobilité réduite, on cherche à augmenter la « visitabilité » d’un lieu, public ou privé, c’est-à-dire la capacité de s’y rendre facilement.

 

A l’extérieur, cela concerne l’accès aux bâtiments (notamment les administrations, hôpitaux, magasins) et aux transports et parkings, ainsi que les déplacements sur la voirie (trottoirs, passages piétons). A l’intérieur, on retrouve les éléments facilitant la circulation, en particulier la signalétique, l’accès plat sans marche ni seuil, la présence d’ascenseurs, les couloirs et portes larges et enfin les toilettes adaptées.

BON À SAVOIR

L’évolution des structures d’habitat a du mal à suivre l’évolution de la société, et notamment la croissance du nombre de personnes très âgées et à mobilité réduite. La loi ELAN (Évolution du logement, de l’aménagement et du numérique), entrée en application en octobre 2019, a mis un frein à la politique de l’État en vigueur depuis 2005 consistant à tenter de rendre 100% des bâtiments neufs accessibles aux handicapés moteurs.

 

La raison essentielle de ce recul tient au fait que les coûts induits pour les professionnels de la construction leur paraissent disproportionnés par rapport à la réalité de la demande. 80% des logements nouveaux devront désormais être au moins « évolutifs » et non plus obligatoirement « accessibles », c’est-à-dire aisément transformables si nécessaire, aux frais du locataire.

 

Le Mouvement SOLIHA appuie les ménages à revenus modestes dans leurs démarches d’entretien et de rénovation de leur habitat, pour qu’ils puissent demeurer à domicile. Suivez-nous pour tout savoir sur les aides financières et bénéficier des meilleures conseils !

 

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