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Faciliter les déplacements dans son logement

Faciliter les déplacements des personnes à mobilité réduite dans leur logement est une condition essentielle pour leur maintien à domicile sur le long terme et en toute sécurité. Les trajets fluides permettent d’améliorer la vie quotidienne et contribuent au sentiment rassurant de bien vivre chez soi. Pour permettre à l’occupant de passer d’une pièce à l’autre de façon aisée, naturelle et sécurisante, on peut agir sur la disposition du mobilier, l’agencement des pièces, mais aussi l’éclairage ou la composition du sol. On peut aussi ajouter des éléments de stabilité comme les barres d’appui, dégager tous les espaces de circulation, voire rassembler les lieux de vie sur un seul étage. Faisons un tour global du propriétaire pour voir quels sont les aménagements qui auront le plus d’impact.

L’éclairage naturel et artificiel

La nuit

C’est pendant la nuit que les déplacements sont les plus sensibles :
quand une personne se lève pour se rendre aux toilettes, qu’elle ne voit pas
grand-chose et qu’elle n’est pas totalement réveillée, donc peu alerte. Des
solutions techniques peuvent y remédier :

  • L’éclairage automatique : grâce à un capteur de mouvement, la lumière s’allume quand on s’approche puis s’éteint quand on s’éloigne, il n’est plus besoin de chercher les interrupteurs à tâtons. Ce système s’avère très pratique dans les lieux de passages (l’entrée, les paliers et les couloirs).
  • Le chemin lumineux : des veilleuses s’enclenchent tout au long du parcours pour guider la personne, de la chambre au couloir puis aux WC, puis en sens inverse. Plus rarement, elles peuvent être aussi reliées à un capteur dans le matelas, qui les allume dès qu’on sort du lit.

Le jour

Une combinaison variable de lumière naturelle et d’éclairage artificiel permet de se mouvoir d’un pas sûr pendant la journée. Prudence, la vue diminue significativement avec l’âge, la qualité de l’éclairage va donc beaucoup contribuer à la stabilité d’une personne.

 

  • Les ampoules LED s’allument instantanément et consomment très peu ; il est indispensable de supprimer celles qui mettent longtemps à produire leur effet.
  • Toutes les zones sont éclairées de façon uniforme, sans zone d’ombre. Mieux vaut multiplier les sources de lumière ciblées (près d’un fauteuil, d’une table, d’un lavabo, etc.) plutôt que se contenter d’un seul plafonnier.
  • Un seul interrupteur par pièce commande la totalité des lampes, de façon à ne pas se déplacer à chaque fois. Ce « va-et-vient » convient particulièrement pour le couloir, la pièce principale et la chambre (tête de lit et entrée).
  • Les fils d’alimentation électrique qui trainent par terre sont éliminés.
  • Les fenêtres situées au sud sont munies de voilage pour éviter l’éblouissement lorsque le soleil brille.

Le mobilier et les barres d’appui

Pour circuler facilement dans son logement quand on a des difficultés de locomotion, il faut être sûr de pouvoir s’accrocher à quelque chose (une poignée ou une barre de sécurité, un meuble stable, etc.).

On testera en particulier toutes les assises qui engendrent un changement de position (debout-assis-couché). Elles doivent être stables et offrir un appui solide :

  • le lit,
  • les chaises, fauteuils, sièges présents dans les sanitaires,
  • les toilettes.

Lorsqu’on est debout, des appuis sont placés de façon à s’y raccrocher en cas de déséquilibre ou de vertige :

  • barres d’appui résistant à une tension forte, de forme ergonomique et selon les besoins des utilisateurs,
  • main courante, des deux côtés de l’escalier (sinon prévoir un monte-escalier).

Les espaces de circulation, à sécuriser pour faciliter les déplacements dans un logement

Les couloirs

Les couloirs sont des lieux de passage, et pourtant il est tentant de les encombrer par des meubles pour créer davantage de rangement.

Leur principale qualité est d’être suffisamment larges et parfaitement vides. Il convient donc :

  • de les dégager entièrement (sol et murs), y compris des câbles électriques, porte-manteaux, chaussures, tapis, plantes vertes, etc.,
  • et ne rien y entreposer par la suite, bien entendu,
  • en dehors des barres de maintien fixées sur les murs.

Si une personne doit vivre en fauteuil roulant dans le logement, ces couloirs prennent une autre dimension : ils doivent mesurer 120 cm de large, avec un espace de manœuvre, dit aire de giration, encore plus large (150 cm de diamètre). Cette surface vide doit d’ailleurs être réservée dans chaque pièce pour pouvoir y faire demi-tour, en particulier les lieux plus exigus, comme la salle de bains, les toilettes, la cuisine, la chambre et l’entrée.

Le sol

Les seuils, pas-de-porte et petites marches offrent de multiples occasions de trébucher, voire de chuter. Faciliter les déplacements dans son logement implique de les éliminer, dans la mesure du possible, ou tout au moins de les réduire par l’installation de barres de seuils ou les remplacer par des plans inclinés grâce auxquels il est facile les franchir.

Les surfaces compatibles avec la mobilité réduite, voire le passage du fauteuil roulant, ne sont ni trop glissantes ni trop rêches : par exemple le PVC linoléum, le stratifié, le carrelage à relief et rugueux ou la moquette peu épaisse. Les pièces humides (surtout la salle de bains, mais aussi la cuisine), seront recouvertes d’un revêtement antidérapant qu’il conviendra de nettoyer consciencieusement pour qu’il conserve ses qualités. Idem en extérieur : sur le seuil par exemple, une surface antidérapante adaptée est de mise.

Les escaliers

L’étage, ou les étages (en incluant la cave et le grenier) apportent du confort quand on a une famille, mais deviennent dangereux en vieillissant. D’ailleurs on les fréquente de moins en moins car les escaliers qui les desservent sont peu sûrs, l’éclairage fait défaut, bref : mieux vaut apprendre à s’en passer. S’ils contiennent encore des objets utilisés au quotidien, autant les ranger une fois pour toutes à l’étage de vie pour les avoir sous la main.

Mais la pièce qui est la plus mal placée à l’étage, ce sont les indispensables WC et salle de bains, qu’on ne pourra plus atteindre si on se retrouve soudainement en difficulté ou en incapacité de se déplacer. Deux solutions sont possibles :

  • Transférer les pièces de vie sur un seul niveau, au rez-de-chaussée et directement accessibles depuis l’extérieur : cuisine, sanitaires (avec une douche de plain-pied), chambre, rangement.
  • Ou, s’il est impossible de vivre sans, sécuriser les escaliers : mains courantes (de chaque côté si possible), monte-escalier (celui-ci peut s’installer et se démonter facilement, en un jour ou deux) ou plateforme élévatrice.
  • Si aucune de ces solutions n’est envisageable, il faut penser à… déménager.

Les ouvertures, larges et faciles à ouvrir

Les portes

Que l’on soit valide ou pas, les portes et fenêtres ne doivent pas entraver les mouvements, mais fonctionner de façon fluide :

  • Poignées facilement préhensibles et aisées à manier, à bonne hauteur et bien visibles.
  • Porte d’entrée et portes intérieures suffisamment larges pour les franchir que l’on soit valide ou invalide.
  • Portes vitrées : on les choisira sans seuil, et dotées d’une vitrophanie à hauteur des yeux pour éviter de s’y cogner lorsqu’elles sont fermées (et qu’on les croit ouvertes).

Les fenêtres et balcons

  • Les fenêtres seront idéalement suffisamment basses pour que l’on puisse regarder à l’extérieur tout en demeurant assis ou lorsque la personne est de petite taille.
  • De même, les balcons sont plus pratiques s’ils sont accessibles directement, sans seuil, et assez larges pour s’y déplacer.

BON À SAVOIR

Le Mouvement SOLIHA vous informe et vous aide dans toutes vos démarches d’adapation du logement pour les personnes à mobilité réduite. Contactez-nous avant d’entreprendre des travaux !

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